Une consultante prépare un point d’étape pour un client. Elle a un compte rendu de réunion dans un document Word, trois chiffres clés et aucune envie de passer deux heures dans PowerPoint. Elle importe le fichier dans Gamma, demande une présentation de douze diapositives en français, choisit un thème, corrige deux titres et exporte en PPTX pour l’envoyer. C’est l’usage typique que l’éditeur met en avant.

Ce guide s’appuie sur le site, les tarifs, le centre d’aide et la documentation développeur de Gamma, consultés le 4 octobre 2026. MindAtlas n’a pas réalisé de test pratique du logiciel : nous décrivons ce que l’éditeur documente et proposons une méthode pour l’évaluer vous-même.

À quoi sert Gamma ?

Gamma est un outil en ligne qui génère des contenus visuels à partir d’une consigne. Sur sa page d’accueil, l’éditeur Gamma Tech, Inc. liste six usages : présentations (exportables en PPT et PDF), documents structurés, sites web hébergés, visuels pour réseaux sociaux, graphiques et infographies, et une API pour automatiser la création. L’éditeur annonce « plus de 100 millions d’utilisateurs », « 20+ modèles d’IA » et « 100+ thèmes ».

La logique est différente d’un PowerPoint classique. Vous ne partez pas d’une diapositive vide : vous décrivez ce que vous voulez, l’IA rédige et met en page, puis vous retouchez. Le format natif est une « gamma », une page web défilante composée de cartes (les diapositives), que vous pouvez présenter en plein écran, partager par lien ou exporter.

Depuis 2025, Gamma ajoute un « Agent » : d’après le centre d’aide, il pose quelques questions sur votre objectif et votre public avant de produire, mène des recherches, rédige, conçoit la mise en page et génère les images, puis applique des modifications ciblées sans tout régénérer. L’éditeur précise que chaque gamma reste modifiable à la main.

Gamma figure dans la catégorie Image et design de MindAtlas ; sa fiche est disponible sur /outils/gamma.

Comment utiliser Gamma étape par étape ?

Les étapes ci-dessous reprennent l’article du centre d’aide sur la création d’une gamma et les pages associées.

1. Créer un compte et choisir le point de départ

Inscrivez-vous sur gamma.app (aucune carte bancaire demandée pour l’offre gratuite). Depuis le tableau de bord, cliquez sur le bouton de création. Trois modes sont proposés :

  • Generate : vous décrivez le sujet, l’IA rédige une première version. Utile pour partir d’une idée.
  • Paste : vous collez un texte déjà écrit (notes, plan, article), l’IA le structure et le met en forme.
  • Import : vous déposez un fichier ou une URL. L’article sur les imports précise les formats : PowerPoint (.pptx) et Word (.docx) jusqu’à 200 Mo, PDF jusqu’à 100 Mo, pages web par lien, fichiers Google Drive via un connecteur, pages Notion publiques. Les fichiers Excel doivent être convertis en CSV ou Google Sheets ; les fichiers Keynote doivent être exportés en PPTX.

2. Écrire la consigne en français

Gamma génère dans la langue de votre prompt. Le centre d’aide indique que l’interface existe en français et que « le générateur et l’éditeur IA prennent en charge plusieurs langues ». Soyez précis : public visé, nombre de diapositives, ton, points à ne pas oublier. Un prompt du type « Présentation de 10 diapositives pour un comité de direction, ton sobre, trois chiffres clés en ouverture, conclusion avec décisions attendues » donnera un résultat plus exploitable qu’un simple titre.

3. Régler le nombre de cartes, les images et le thème

Avant génération, vous choisissez le nombre de cartes (jusqu’à 10 par prompt en gratuit, jusqu’à 100 en payant, selon la page tarifs), l’usage des images (générées par IA, emplacements vides, ou aucune image) et un thème. Le thème fixe polices, couleurs et arrière-plans ; il peut être changé après coup.

4. Relire et corriger avec l’IA ou à la main

Une fois la gamma générée, vous modifiez chaque carte directement. L’édition par IA s’active par un commutateur en haut à gauche de l’éditeur : vous cliquez sur l’élément à modifier et formulez la demande (raccourcir, changer le ton, traduire, corriger, « restyler » toute la présentation). L’éditeur précise que ce mode fait partie de « Gamma 5 », en bêta publique au moment de la consultation.

5. Présenter, partager ou exporter

Le bouton Share ouvre le partage par lien et le menu Export. D’après l’article sur les exports, les formats sont PDF, PNG et PowerPoint (PPTX) ; Google Slides se fait en important le PPTX ; une publication directe sur LinkedIn est aussi proposée. Le rendu exporté correspond au mode Présentation, pas au mode Édition.

Que montre la vidéo officielle ?

Vidéo officielle — Chaîne YouTube officielle Gamma (@meetgamma)Voir sur YouTube
Visuel officiel de la vidéo « Everything New in Gamma » publiée sur la chaîne YouTube de Gamma (@meetgamma). Crédit : Gamma Tech, Inc.
Visuel officiel de la vidéo « Everything New in Gamma » publiée sur la chaîne YouTube de Gamma (@meetgamma). Crédit : Gamma Tech, Inc.

Cette vidéo de 3 minutes 32, publiée par l’éditeur sur sa chaîne @meetgamma, passe en revue les ajouts de 2026 : Gamma Imagine (génération de visuels autonomes), les Smart Charts (graphiques qui héritent de la charte), les connecteurs vers d’autres applications, et les gammas multipages. La chaîne propose aussi des tutoriels courts, dont plusieurs avec titres en français : transformer une page Notion en présentation, générer un rapport depuis Google Sheets, ou créer une présentation depuis ChatGPT. C’est une démonstration produite par l’éditeur, pas un test indépendant.

Combien coûte Gamma ?

Tarifs relevés sur la page Plans and pricing le 4 octobre 2026, affichés en euros, par siège, avec l’option de facturation annuelle sélectionnée (l’éditeur indique « jusqu’à 25 % d’économie » par rapport au paiement mensuel) :

  • Free : 0 €. 400 crédits à l’inscription, jusqu’à 10 diapositives par prompt, import PDF et PPTX, export PDF, PPTX, PNG et Google Slides.
  • Plus : 8 € par siège et par mois, soit 96 € par siège facturés à l’année. 1 000 crédits mensuels, jusqu’à 100 diapositives par prompt, suppression de la marque Gamma, modèles d’image avancés.
  • Pro : 18 € par siège et par mois, soit 216 € par siège facturés à l’année. 4 000 crédits mensuels, modèles d’image premium, personnalisation de marque, analyses détaillées, 10 domaines personnalisés, accès à l’API.
  • Ultra : 77,33 € par siège et par mois, soit 928 € par siège facturés à l’année. 20 000 crédits mensuels, accès aux modèles les plus avancés (texte, image, vidéo), 100 domaines personnalisés, accès anticipé aux nouveautés.
  • Business : 35 € par siège et par mois, soit 420 € par siège facturés à l’année. 10 000 crédits mensuels par siège, crédits partagés d’espace de travail, authentification SSO, documentation SOC 2 sur demande.
  • Enterprise : sur devis, engagement annuel, avec provisionnement SCIM, gouvernance des connecteurs et de l’API, support prioritaire.

La page précise que les prix sont soumis aux taxes selon votre localisation. Les montants en facturation mensuelle sans engagement n’ont pas été relevés ici : vérifiez-les sur la page tarifs avant de souscrire.

Comment fonctionnent les crédits ?

C’est le point à comprendre avant de choisir une offre. Selon le centre d’aide, le nombre de crédits consommés « varie selon ce que vous faites, le modèle d’IA utilisé et la longueur ou la complexité de la génération ». La documentation développeur donne des ordres de grandeur : 1 à 3 crédits par carte de texte ; pour les images, 2 à 15 crédits en standard, 20 à 33 en avancé, 34 à 75 en premium, 30 à 125 en ultra. Le coût d’une image est affiché avant de la générer.

En gratuit, les crédits ne se renouvellent pas : une fois les 400 crédits de départ utilisés, il faut parrainer (200 crédits par filleul, plafond de 2 000 crédits) ou passer à une offre payante. En payant, les crédits sont rechargés chaque mois et les crédits non utilisés sont reportés jusqu’à deux fois la taille du forfait. Une génération initiale est aussi limitée en volume d’entrée : 50 000 tokens en gratuit, 100 000 en Plus et Pro, selon l’article sur les tokens.

Quelles limites faut-il connaître ?

Le badge sur les exports gratuits. L’article sur les exports indique qu’un badge « Made with Gamma » apparaît sur les PDF et PPTX de l’offre gratuite. Il disparaît avec Plus, Pro ou Ultra, mais revient sur les nouveaux exports si l’abonnement expire, y compris pour des documents créés pendant la période payée.

La fidélité de l’export PowerPoint. Le même article signale que les coins arrondis deviennent droits dans PowerPoint, que les polices sont intégrées dans PDF et PPTX mais remplacées dans Google Slides, et que les titres en dégradé peuvent s’afficher différemment. Si votre entreprise impose un gabarit PowerPoint précis, prévoyez une passe de mise en forme après export.

Les crédits comme variable cachée. Une présentation riche en images premium consomme vite un forfait Plus de 1 000 crédits. Comparez vos besoins réels (nombre de supports par mois, part d’images générées) avant de choisir.

L’application mobile. D’après le centre d’aide, l’application iOS et Android est disponible « aux États-Unis et au Canada uniquement » au moment de la consultation, en accès anticipé, et l’édition s’y fait exclusivement via l’Agent. Depuis la France, passez par le navigateur.

Les données. La page tarifs mentionne une conformité SOC 2 Type II et un Trust Center. Avant d’y déposer des documents clients, lisez la politique de confidentialité et le Data Processing Addendum de l’éditeur, et faites valider l’usage selon les règles de votre entreprise. MindAtlas n’attribue aucun badge de conformité.

Pour qui Gamma est-il adapté ?

  • Indépendants et consultants qui produisent des propositions et des comptes rendus réguliers : le mode Paste ou Import transforme des notes existantes en support en quelques minutes.
  • Formateurs et enseignants : les documents et sites hébergés permettent de partager un cours par lien, sans fichier à envoyer.
  • Équipes marketing et commerciales : l’offre Pro ajoute la personnalisation de marque, les analyses de consultation et l’API ; les connecteurs Zapier, Make et n8n, listés dans le journal des changements de l’API (6 mars 2026), permettent de générer des supports à partir de données. Si vous automatisez déjà vos flux, lisez notre guide pour créer un premier workflow n8n.
  • Moins adapté aux équipes qui exigent un gabarit PowerPoint strict, un contrôle pixel par pixel ou un travail hors connexion.

Pour préparer la matière avant de la mettre en forme, un outil comme NotebookLM peut synthétiser vos sources : voir notre tutoriel NotebookLM. D’autres outils de création visuelle sont listés dans la catégorie Image de MindAtlas.

Notre méthode pour tester Gamma en une heure

  1. Créez un compte gratuit et notez le solde de crédits affiché (400 à l’inscription).
  2. Prenez un vrai document non confidentiel : un compte rendu Word ou un ancien PPTX. Importez-le avec le mode Import.
  3. Demandez une présentation de 10 cartes en français, avec un thème sobre et des emplacements d’images plutôt que des images générées, pour économiser les crédits.
  4. Relevez le nombre de crédits consommés, puis refaites la même génération avec images IA pour mesurer l’écart.
  5. Corrigez trois cartes à la main et une carte avec l’édition par IA. Notez le temps passé.
  6. Exportez en PPTX et ouvrez le fichier dans PowerPoint : vérifiez polices, alignements, tableaux et le badge.
  7. Décidez sur ces observations : gain de temps réel, qualité du rendu après export, coût mensuel estimé en crédits.

Notre avis : Gamma mérite un essai si votre problème est la page blanche et la mise en page, pas si c’est la conformité à un gabarit imposé. L’offre gratuite suffit pour trancher ; ne payez qu’après avoir vu un export PPTX réel.

Sources et visuels. Pages consultées le 4 octobre 2026 : site officiel, tarifs, centre d’aide Gamma (créer une gamma, imports, exports, crédits, tokens, offres, Agent, édition IA, langues, application mobile), documentation développeur et son journal des changements, chaîne YouTube @meetgamma. Couverture : bannière officielle de Gamma Tech, Inc. issue de static.gamma.app, non retouchée. Image du corps : visuel officiel de la vidéo « Everything New in Gamma » sur la chaîne YouTube de l’éditeur. Cette analyse ne constitue ni un test pratique ni une certification de sécurité.